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mars 11, 2011

La pub au pays du froid

 

S’il y avait une police spécialisée où l’on pouvait déposer des avis de recherche pour blogueurs portés disparus, je pense que certains d’entre vous auraient eu légitimement recours à elle concernant mon cas. Tellement j’ai été absente de ce petit espace où nous aimons nous retrouver.

C’est que j’ai vécu beaucoup de bouleversements, et je suis désormais loin de Babi. Mon boulot de «watching» publicitaire en a pris un coup. Je suis désormais au pays du froid. Et les codes publicitaires semblent assez loin des nôtres.

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Ici, je constate que les textes sont souvent courts et allusifs. On joue sur le deuxième, le troisième, voire le vingt-cinquième degré. L’humour est la règle. La pub fait remarquer la marque, en général, plus qu’elle ne vend le produit. Le rythme auquel les visuels change est également plus rapide. Et puis, bon, il y a le gap technologique.

Quelques images de visuels pubs glanés ça et là…

 

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00:22 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (144) | Tags : pub, babiwatch

janv. 12, 2010

Com' sociale : Utiliser les bons codes

C'est une invitation à lire ce billet très instructif de mon ami Lepetitnègre. Comment est ce que le message peut être interprété quand il est présenté d'une manière ou d'une autre devant tel ou tel public. Je lui ai dit que je pense qu'il y a des codes qu'il faut utiliser pour des types de messages particuliers (Communication sociale sur des sujets graves !), je lui ai dit aussi que son article illustrait très bien et démontrait la nécessité de bien connaître les codes qu'on veut employer qui sont toujours fonction des publics qu'on veut viser. Bien choisir ses leaders d'opinions, la meilleure manière de leur faire dire les choses pour le cas de figure. ça devrait servir à plus d'un...je vous laisse lire !

 

Quoi de plus simple et direct que d’utiliser la publicité pour faire passer un message d’intérêt général à la populace ? En parcourant le bled je suis tombé sur deux campagnes qui ont (manifestement) mobilisé des moyens considérables et on ne peut le leur reprocher vu les enjeux. Mais hélas dans les deux cas la réception de la population n’a pas été celle à laquelle on se serait attendu.

Prévention VIH-SIDA

La première campagne est une campagne de prévention contre les MST (Maladie Sexuellement Transmissible) dont la star actuelle est le VIH-SIDA. Le but de la campagne était clairement de prolonger les messages de sensibilisation sur l’utilisation du préservatif lors de tout rapport sexuel. Les responsables locaux ont eu raison de la contre pub de certains conservateurs , l’église catholique en tête, et ce sont imposé de force comme porteur de la riposte officielle contre la maladie.
Pour contrer ce fléau, donc, les services concernés du pays des 1000 Collines ont fait appel à des stars de la chanson locale pour servir d’ambassadeurs de leur cause auprès de la population.

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Liza teste avec le sourire la résistance du préservatif

Il est vrai que ce genre de message personnel passe mieux auprès de certaines populations que venant d’un vieux politicien. Quoi de plus logique aussi étant donné le niveau de popularité qu’on atteint certains de ces artistes cette année. Je me souviens m’être retrouvé dans un stade archi comble où la star du jour n’a eu qu’à chanter deux titres sur les six prévues à son agenda. Les quatre autres ont été interprété à l’unisson par le public dans un déchainement assourdissant, mais je digresse là.
Le directeur de campagne a trouvé judicieux de piocher dans le vivier des artistes représentants toutes les tranches d’age et tous les sexes. Ainsi on a un vieux routier spécialisé, me dit-on, dans la reprise des chanson de l’age d’or de la musique locale, un vieux « jeune » sur le retour (Masamba Intoré) , la jeune star masculine du R&B locale (Tom Close) et sa contrepartie féminine (Liza Kamikazi). Comme les haterz ne dorment jamais que d’un seul œil, ils n’ont pas manqué de fusiller les stars affiche par affiche.
Le vieux briscar inconnu de la plupart des jeunes a été la risée de ceux qui s’étonnent qu’il soit encore « en activité ». Le vieux jeune a été qualifié de « Shuga Dadi«   qui traduit du Kiny-english donne Sugar Daddy ;) à savoir un vieux beau qui drague de jeunes étudiantes. Le rapport avec le préservatif ? Et bien celui-ci semble avoir trouvé le moyen à travers son utilisation de « ne laisser aucune trace ».
Le jeune crooner du R&B a été attaqué par tous ceux dont la copine n’a d’yeux que pour le brave gars. Mais plus terrible ont été les attaques sur sa petite taille (moins d’1m65) par rapport au préservatif qu’il exhibe avec style.
Les attaques les plus féroces, enfin, ont été vis à vis de la jeune chanteuse. Et contrairement à la tradition phallocrate du bled ce sont les autres filles qui s’en sont pris à elle. Alors que les gars s’étonnaient d’apprendre qu’elle savait ce qu’était un préservatif les sœurs, elles, ce sont plutôt demandées si elle savait vraiment à quoi cela servait. J’imagine que l’auteur de cette affiche voulais insister sur le coté ludique voir fun de l’acte, fun qui n’est en rien entamer par l’usage d’un préservatif. Le public lui n’a vu qu’une gamine qui se sert d’une capote comme d’un lance pierre.

SINIGURISHA

La seconde campagne qui se traduirait par « Je ne suis pas à vendre », se propose de « tacler » comme disent les anglophones le problème évoqué plus haut des Shuga Dadi et de leur pendant féminin les Shuga Mami.

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L’affiche très à propos montre un aventurier d’age mur en train de tenter de courtiser une gamine en uniforme scolaire. Le gars, lunettes noires fixées sur le nez est au volant d’un voiture, symbolise une certaine aisance financière. Il aborde une jeune fille, à pieds, qui, elle, symbole un autre type de condition financière. Le message est des plus explicite, la gamine refuse les avances du type malgré le fait qu’il exhibe des arguments censés convaincre des jeunes sans trop de moyens et sans doute vite impressionnés. C’est en tout cas ce que j’ai pensé en voyant l’affiche. Mais l’interprétation que m’ont donné les passants est bien différente.
A ceux à qui je demandais ce que représentait l’affiche ont me répondait « c’est un gars qui propose 5.000 francs à une fille pour passer un bon moment ensemble et elle lui répond que c’est 10.000 balles où rien« . Les blédards seraient-ils machos? Attendez de voir la version « mâle » de l’affiche.

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Celle-ci représente une Shuga Mammy en pleine action. Là encore l’interprétation de la rue et des étudiants plus particulièrement visés par la campagne est sans équivoque: « Le garçon convoité dit: Une minute ma chère: on avait convenu 3 bouteilles mais je vois qu’il en manque une« .Pour la petit histoire, la campagne a été rebaptisée dans la rue « Je ne suis pas bon marché ».

Un mien collaborateur m’a toujours dit que les produits vendus en Europe doivent être tropicalisés avant d’entrer sur le marché locale. Il est désormais clair pour moi que cet adage est également valable pour la communication en générale et la publicité en particularité. Ça va devenir un casse tête de plus en plus grand dans ce monde mondiale de faire un campagne de publicité à destination du globe entier unique dans sa forme et son interprétation.

LEPETITNEGRE

15:17 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (131)

déc. 12, 2009

A Nairobi, le 4X3 n'est pas la règle

Une petite halte de quelques heures au Kenya m'a permis de découvrir quelques rues de Nairobi. Et de me rendre compte que là-bas, contrairement à Abidjan, les panneaux de 12 mètres carrés, qu'on appelle ici 4X3, ne sont pas légion. Les panneaux publicitaires sont beaucoup plus grands et beaucoup plus larges, et plus visibles aussi... parce qu'il y en a moins.

 

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Les chartes des grands groupes sont respectées, même si Nivéa met en valeur une femme noire ET une femme blanche, là où à Abidjan, l'icône est une femme noire.

 

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oct. 13, 2009

Apports des projets de recherche sur les TICs et le développement de l'Afrique

Le mardi 6 octobre 2009, au Forum Acacia pour l’Apprentissage et la Recherche (FAAR), les chercheurs et responsables de projets financés par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) dans le cadre du projet Acacia ont été invités à participer à un certain nombre de travaux en petits groupes pour partager les expériences et dire comment les nouvelles technologies participent au développement de l’Afrique dans les domaines de la santé, des études, de la gouvernance, etc. Avec Edouard Tamba (@ETAMBA sur Twitter) et Théophile Kouamouo (@kouamouo sur Twitter), nous avons participé à certains de ces travaux. Petit résumé.

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Uganda Health Information Network
Berhane Gebru et Patrick Kibaya ont évoqué l’utilisation des PDA pour connecter entre eux les travailleurs de santé en Ouganda. Objectifs : 
 
-         Promotion de l’accès à l’information sanitaire qui permet une meilleure qualité dans la prise en charge des malades.
-         Améliorer la collecte et le reporting des informations liées à la santé  dans le pays.
-         La transmission, la diffusion des savoirs, notamment à travers la diffusion des « bonnes pratiques ».
La technologie utilisée est le GSM/GPRS pour transporter l’information jusqu’aux « wireless access point » qui sont reliés aux PDA des travailleurs de santé.
Comment vérifier la crédibilité des informations données ? Les PDA ne sont donnés qu’aux agents de santé et ne sont configurés, en grande partie, que pour ce travail. De plus, les informations transmises sont imprimées et étudiées.
Comment vont se comporter les agents vivant dans le milieu rural où il n’y a parfois pas d’électricité ?
 Ces PDA sont spécialement rechargeables par énergie solaire.
 
Site web : http://www.healthnet.org
 

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The Gender Research in Africa into ICTs for Empowerment (GRACE)
Grace Research travaille à améliorer l’impact des TICs dans la vie des femmes de plusieurs pays d’Afrique. Les conséquences et les résultats sont nombreux sur le continent :
-         Centre informatique au Zimbabwe ;
-         Réduction des coûts de création d’entreprise au Kenya /Nigeria ;
-         Création d’un corpus de connaissances en Zambie qui est devenu une référence dans le pays.
-         Augmentation du nombre de personnes qui travaillent sur la question du genre.
http://www.grace-network.net/index_fr.php
 
Nurturing ICT entrepreneurs in Mozambique
 
Cette initiative, présentée par Jammo Makanzi, détecte un certain nombre d’élèves brillants dans les universités et les grandes écoles technologiques qui veulent entreprendre dans les TICs. Les possibilités suivantes leur sont données :
 
-         Développer des applications pendant 6 mois.
-         Monter le business pendant deux ans. Ils ont donc l’occasion d’apprendre à créer un business plan avec une équipe de mentors qui leur donnent des conseils et travaillent avec eux chaque semaine.
-         Recevoir une somme allant de 200 000 à 250 000 USD pour commencer leur business projet et acheter le matériel dont ils ont besoin.
Le projet a déjà enregistré de bons résultats :
-         Six femmes qui tiennent leur propre affaire ;
-         Cinq entreprises créées qui fonctionnent très bien aujourd’hui.
Site web : http://www.micti.co.mz
 
Agenda panafricain de recherche en intégration pédagogique des TIC
 
Ce programme de recherche part du principe que très peu de connaissances pédagogiques sur l’intégration des ordinateurs dans les cursus pédagogiques des étudiants africains sont disponibles. A travers 20 000 « data points », et une méthodologie ayant recours aux interviews, à la distribution de questionnaires et aux discussions de groupe, ce programme, dont l’objectif est « de mieux comprendre comment l’intégration pédagogique des TIC peut améliorer la qualité des enseignements et des apprentissages en Afrique »,  réussit à suivre de plus en plus de pratiques et d’évolutions. Il mène également des dialogues avec les autorités de onze pays sur les politiques nationales en matière de TIC. 1000 rapports sur les TICs ont déjà été produits dans le cadre de ce programme.
 
Site web : http://www.panaf-edu.org
Beyond digital apartheid
Ce programme de recherche part du principe qu’il faut mieux comprendre comment les TIC sont utilisés par les jeunes dans les pays en développement et développe le concept de « technological habitus », selon Laure Czerniewicz. Les enquêtes qu’ils mènent montrent que tous les jeunes Sud-Africains ne sont pas tous des « digital natives », maîtrisant les univers numériques, même si l’écrasante majorité d’entre eux a un téléphone mobile.
Il y a une élite digitale. 11% des 3533 étudiants de six universités sud-africaines ont grandi dans des environnements digitaux. 45% d’entre eux sont issus des milieux élevés et 36% de la classe moyenne. 36% d’entre eux sont Anglophones et 40% parlent afrikaans.
Référence web : http://bit.ly/2lNlds
African network for localisation (AnLoc)
Ce projet a pour objectif de donner plus de chances aux Africains de participater à la société de l’information en faisant tomber les barriers imposes par les langues, notamment à travers la traduction des logiciels et des interfaces des ordinateurs.
http://www.africanlocalisation.net/
 

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African Virtual Open Initiatives and resources (AVOIR)
Ce regroupement de treize universités en Afrique australe a lancé l’initiative « Chisimba », qui consiste à mettre en place des logiciels libres pour l’enseignement supérieur en Afrique.
http://avoir.uwc.ac.za/
Polles
C’est un projet similaire à celui d’AVOIR, localisé dans trois pays d’Afrique du Nord.
Site web : http://www.polles.org
Open MRS
C’est une plateforme et une communauté opensource développée en Afrique de l'Est pour aider à la collecte et l'analyse des données dans le domaine de la santé à travers des outils TIC.
http://openmrs.org/wiki/OpenMRS

oct. 05, 2009

Liveblogging à Acacia Forum '09

nad flickr acacia.jpgBonjour à ma petite communauté !

En ce moment, je suis à Acacia Forum '09 à Dakar (Méridien Président) où près de 200 chercheurs, journalistes et blogueurs sont réunis pour réfléchir sur l'enjeu que représentent les TICS pour le développement et des meilleurs moyens de "pousser" les gouvernements et les citoyens à mieux les utiliser pour "s'en sortir". Vous pouvez "participer" en direct à cet événement grâce à l'outil coveritlive.com que nous utilisons, mon ami Edouard Tamba et moi.

 

12:17 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (5)

sept. 07, 2009

Highway Africa Conference 2009, step by step

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J'ai l'immense plaisir de participer cette année à la conférence annuelle de Highway Africa. Nous sommes à Grahamstown cette année et la conférence a commencé il ya quelques heures avec les mots de de bienvenue des différents organisateurs. Nous avons droit à quelques casques pour la traduction...mais sans fausse modestie, je pense que je peux bien m'en passer. Loin de moi l'idée de critiquer les traducteurs...

La conférence a donc commencé officiellement ce matin. Mais hier il y a eu certains évènements sociaux sponsorisés par des partenaires. c'était par exemple le launch de MTN à Port Elizabeth, tout le monde y était, c'était sympa, il ya eu des questions chaudes et des réponses mitigées...bref c'était le contact.

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Aujourd'hui également il y a un petit panel avec le staff MTN et c'était le lieu des questions chaudes par rapport à la Coupe du monde en 2010. Questions de sécurité, questions de coûts des communication, question même de l'accès au réseau pour certains participants à la conférence de Highway Africa cette année.

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J'ai la possibilité d'apprécier la qualité de l'organisation de cette grande équipe. Nous attendons les résultats des Awards à la cérémonie qui aura lieu ce soir. C'était égalemant l'occasion de rencontrer de vieille connaissances. La joie de voir mon ancien directeur d'école de communication et une journaliste de Mutations (au Cameroun).

En tout cas jusqu'ici je dis bravo !

12:27 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (3)

août 05, 2009

le Barcamp à Douala

Le premier Barcamp Camerounais se tiendra à Douala en cette fin d'année. Je vous propose une présentation éclairée de l'un des instigateurs de ce programme de discussions conviviales. Ce billet est donc de Jean Francis Ahanda que vous pouvez aussi lire ici

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Le Cameroun fait des progres dans le monde des TIC , qui, croyez-le ou non, on un certain effet.
Le Web, c’est:

- la plateforme actuelle et d’avenir de la majorité des applications logicielles (SaaS / ASP et Cloud Computing);

- le moyen le plus efficace et économique de faire un marketing, tant pour en savoir plus sur la clientèle (veille et étude marché) que pour les rejoindre (communication et publicité);

- la 4e dimension où l’identité corporative et professionnelle mérite d’être activée, alimentée et promue… au-delà du simple aspect “ludique” des réseaux sociaux.

Parce que le Web c’est des applications, du marketing et un lieu d’existence et d’échange, il est urgent d’en savoir le plus possible sur le sujet (large, gros, profond, pesant, subtil, …).

Un simple geste, parmi tant d’autres, c’est pour cela que je soutien toute initiative pouvant le Barcamp permettre aux professionnels d’en apprendre plus et, pourquoi pas, mettre en valeur ce qu’ils maîtrisent déjà bien.

L’evenement est encore au tout début de la planification , mais les contributions sont deja tres nombreuses.

Il y a plein de choses à faire pour la réussite de cet événement, faites passer le mot! Mais surtout, si vous êtes au Cameroun ou voudriez vous impliquer, inscrivez vous au groupe Google: http://groups.google.com/group/barcampcameroon

La premiere date aura lieu a Douala, le lieu et le jour reste a confirmer.

Une “mitraillette” de sujets seront abordés en rafale alors que les participants feront dans l’esprit Barcamp une présentation de 2 minutes et que l’intelligence collective du reste de l’audience en ajoutera pendant 10 minutes. Les sujets sont amenés par les participants. Cette formule est très appréciée car elle interpelle tout le monde, pas seulement les X présentateurs d’une programmation conventionnelle.

C’EST GRATUIT!

C’est pour les pros comme pour les curieux… bienvenue à tous, pourvu qu’on vous entende parler et/ou poser des questions et/ou bonifier les sujets en discussion.

 

Avec regrets, je ne pourrai pas y être et VOUS?

 

20:37 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : barcamp, afrique, web, cameroun

nov. 10, 2008

Comme quoi il faut y croire...

Gaou...

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Yêrê...

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16:15 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (11)